Interdépendances spécial Pierre Rabhi : nous sommes donc en train de tourner la page (mais le numéro est disponible jusqu'au 15 juin !). L'occasion de remercier une nouvelle fois Pierre évidemment. Mais aussi TUDO BOM ?, le Crédit coopératif et le Ccfd Terre-Solidaire pour leur soutien. Le prochain dossier d'Interdépendances sera consacré aux médias : à force de perdre lecteurs et annonceurs, les journaux français deviennent la propriété de grands groupes lucratifs. Des alternatives subsistent pourtant : coopératives, sociétés de rédacteurs, associations de lecteurs… Encore reste-t-il à inventer une presse rentable à l’ère d’Internet. Rendez-vous fin juin !
Il est désormais possible de découvrir Interdépendances au format numérique pour 4€ seulement. Cliquer ici
Pierre Rabhi intervenait dans une salle comble du Gaumont Alesia.
Surprise : Marion Cottilard était dans la salle. Bientôt des photos !
Alter Mardis : Parlons Solutions, le mardi 6 Avril:
"Pierre Rabhi : un entrepreneur social pour repenser notre relation à la nature"
Pour ce 8ème Alter Mardis: Parlons Solutions, Ashoka, le Groupe SOS, le magazine Interdépendances et le cinéma Gaumont Alésia vous invitent à une soirée exceptionnelle :
Pierre Rabhi « Une sobriété heureuse pour la Terre et les Hommes »
On ne présente plus Pierre Rabhi : pionnier de l’agroécologie et expert reconnu, penseur et auteur, et avant tout citoyen engagé, ce « petit avocat et petit thérapeute » de notre planète nous prouve par l’exemple que soigner son rapport à l’autre et à la nature pour mieux vivre ensemble est à la portée de chacun d’entre nous.
Accompagné de Cyril Dion (Mouvement Colibris) et de Guillaume Guitton (Interdépendances) qui animera la conférence, il nous présentera ses nombreux projets et expériences, son action pour diffuser les bonnes pratiques, et sa vision pour une société meilleure.
La conférence sera suivie de la projection en avant-première du dernier film de Coline Serreau « Solutions Locales pour un désordre global ». A travers une série d’entretiens (Pierre Rabhi, Claude Bourguignon…) la réalisatrice de « La belle verte » vous invite à découvrir qu’il est possible de radicalement changer notre vision du système agricole. Que l’on peut aisément produire sans détruire, que les pratiques millénaires associées aux progrès agronomiques modernes permettent de nourrir l’humanité, de réparer les sols, de garantir la santé des êtres humains, d’assurer la pérennité des ressources en eau et la préservation de la biodiversité.
Agriculteur écrivain et philosophe, Pierre Rabhi mène depuis les années 80 un même combat aux multiples facettes pour construire un model de société plus respectueux des hommes et de la terre. De l’élaboration et de la diffusion de techniques agricoles écologiquement et économiquement viables qui répondent aux enjeux de sécurité alimentaire notamment sur le continent africain, à l’émergence d’un mouvement citoyen basé sur « l’insurrection des consciences » qui promeut des modes de vies plus durables et équitables, Pierre Rabhi a fondé, essaimé, enseigné et porté un modèle qui fait référence dans le monde. Fondateur de 9 associations, expert reconnu et sollicité par l’ONU, il lance en 2006 Colibris – Mouvement pour la Terre et l’Humanisme , réseau d’acteurs qui se retrouvent dans les valeurs qu’il transmet et qui veulent à leur tour participer à la construction d’un monde meilleur.
Mardi 6 avril à 20h au Cinéma Gaumont Alésia, pour ce 8ème Alter mardi : Parlons Solutions, préparez-vous à changer votre vision pour changer le monde !
Interdépendances, la revue des nouveaux enjeux de société, a bénéficié le temps d’un numéro de la participation de Pierre Rabhi en tant que rédacteur en chef invité. Le numéro 77 (avril-juin 2010) est élaboré autour de ses réflexions et champs d’action. Terre, semences, sécheresse, indignations mais aussi propositions… découvrez dans Interdépendances 77 des portraits, reportages et réflexions pour envisager un changement de paradigme : passer d’une société de consommation excessive à la sobriété heureuse.
Découvrez nos nouveaux tarifs et Abonnez-vous pour recevoir ce numéro exceptionnel ! Retrouvez le sommaire en cliquant ici. Interdépendances est également disponible en librairie et en version électronique.
Té – Traiteur Ethique, traiteur pionnier des questions sociales et environnementales, offre des prestations de cocktail et de repas assis pour des événements professionnels et des mariages.
Mardi 6 avril de 20h à 23h30
Programme :
20h-21h30 : conférence avec P. Rabhi
21h45-23h30 : projection du film
Solutions locales pour un désordre global
Pour cette septième édition des Alter Mardis: Parlons Solutions Ashoka et le Groupe SOS vous invitent à découvrir ces structures qui innovent pour répondre efficacement à l'épineuse question des déchets et sensibiliser le monde de l'entreprise et collectivités au nécessaire changement.
Sur les trente dernières années, le volume des déchets produits par chaque habitant en France et en Europe n'a cessé d'augmenter. L’élévation du niveau de vie a notamment entraîné un doublement des achats de biens manufacturés par les ménages. Seules solutions envisagées jusque récemment : l'incinération et l'enfouissement, totalement insatisfaisants d'un point de vue écologique. Aujourd'hui, des organisations innovent pour trouver des alternatives: apprendre aux entreprises tout l'intérêt de l'écologie industrielle, redistribuer aux plus démunis les invendus pour éviter le gaspillage, transformer plutôt que jeter… Les Alter Mardi : Parlons solutions vous présente ces organisations qui réinventent l'histoire des objets.
La Fédération Envie mêle deux activités économiques : elle récupère, rénove et revend des équipements d’électroménager tout en formant et en accompagnant au quotidien des personnes en difficultés sociales et professionnelles pour qu’ils retrouvent un emploi durable. L’Agence du Don en Nature (ADN) collecte des produits neufs invendus auprès des industriels et les redistribue aux associations caritatives partenaires. L’association propose ainsi aux entreprises une solution alternative, efficace et professionnelle à la destruction de produits neufs invendus ou retirés du catalogue. Le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) s’engage quant à lui pour un nouveau paradigme : une gestion écologique des déchets notamment grâce à leur réduction à la source, en quantité et en toxicité, et au détournement de l'incinération et de la mise en décharge.
N'en déplaise à nos intervenants, aujourd'hui, seulement 2% des déchets d’équipements électriques et électroniques collectés en France sont réemployés. Alors pourquoi le réemploi ne décolle-t-il pas ? Problème de viabilité économique ? Pression des industriels ? Manque de soutien des institutionnels ? Ou tout simplement parce que nous, citoyens, rechignons à nous y mettre ? Ce soir, les AMPS vous présente leurs solutions. A vous de vous les approprier !
• Richard Debauve, Président de la Fédération Envie
• Stéphanie Goujon, Déléguée Générale de l’Agence du don en Nature
• Hélène Bourges, Chargée de la Campagne Alternatives au Cniid
• La rencontre sera animée par Nicolas Mat, chef de projet chez Auxilia, association qui accompagne entreprises et collectivités dans leurs démarches développement durable.
Plus d'infos et inscription : http://www.groupe-sos.org/actu/1248-Alter_Mardis_Parlons_Solutions_le_mardi_30_mars_Dechets_recyclage_reemploi_quand_les_structures_de_l_ESS_innovent_
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Agriculteur spécialiste de l’agroécologie, penseur et auteur, Pierre Rabhi est le rédacteur en chef invité de ce n° 77 d’Interdépendances.
Français d’origine algérienne, il s’est installé en Ardèche au début des années 60 et parcourt le monde depuis une trentaine d’années pour partager le savoir-faire développé sur sa ferme. Précurseur de l’agriculture biologique, il développe une pensée qui va au-delà
du simple « produire bio ». Il s’agit plutôt de changer de paradigme, de passer d’une société de consommation à une société qui repose sur la « sobriété heureuse », et pour cela, il revient à chacun d’entre nous de soigner notre rapport à l’autre et à l’environnement.
Une centaine de personnes était réunie mardi 26 janvier dans une grande salle pimpante de la Mairie du 14ème arrondissement de Paris pour assister au 24ème Alter Mardi qui avait pour thème "Et si ma ville passait au commerce équitable ?
La commande publique comme moteur du changement". Conférence-débat que j’ai eu le plaisir d’animer.
En France la commande publique représente 15% du produit intérieur brut. Un levier intéressant pour développer cette forme de commerce qui reste encore aujourd’hui marginale. Pour que les collectivités locales s’emparent davantage de ce sujet, Artisans du monde, Max Havelaar France et la plateforme française pour le commerce équitable ont initié le projet « Territoires de commerce équitable » inspiré des « Fair trade towns » anglaises (voir Entretien avec Laura Winn dans Interdépendances 76 http://www.interdependances.org/article/1331/Ca_m_inter_ESS_Entretien ). Les collectivités locales sont invitées à s’engager pour le développement du commerce équitable. Principalement de deux façons : en privilégiant les produits issus du commerce équitable dans le cadre des achats publics et en menant des actions de sensibilisation auprès des citoyens et des commerçants de leur territoire, comme la ville de Longjumeau qui a initié un festival du commerce équitable. Quatorze collectivités ont d’ores et déjà obtenu le « label » Territoire de commerce équitable.
Sans langue de bois, les intervenants ont évoqué les freins qui peuvent faire obstacle à la démarche de la collectivité en faveur du commerce équitable : la complexité de la législation sur les marchés publics, les mentalités qui mettent du temps à évoluer, les filières qui ne répondent pas toujours aux attentes des collectivités, notamment en terme de volume. Mais il y a aussi des raisons d’être optimiste. Pour ne pas exclure des commandes publiques les acteurs du commerce équitable, les collectivités ont recours à l’allotissement (décomposition d'un marché en plusieurs lots). De plus, un cap semble avoir été franchi par le secteur du commerce équitable qui est de plus en plus en capacité de fournir des produits en grande quantité, notamment pour ce qui relève de la filière coton équitable. La ville de Paris a par exemple équipé en vêtements professionnels en coton équitable 7000 éboueurs et conducteurs de benne.
Une conférence au cours de laquelle le public a posé aux intervenants les questions suivantes :
Ne faudrait-il pas supprimer totalement les intermédiaires ? On peut quand même rappeler que le commerce équitable prévoit justement la limitation du nombre d’intermédiaires et que ces derniers accompagnent les producteurs dans le développement de leur activité, ce sont davantage des partenaires que des simples acheteurs.
Faut-il réserver le terme de commerce équitable au commerce nord / sud alors qu’acheter local peut aussi être « équitable » ? Ce débat sur la définition du commerce équitable est sans fin… Rappelons tout de même que la loi du 2 août 2005 prévoit que le commerce équitable « vise à l'établissement de relations commerciales durables entre des pays développés et des producteurs situés dans des pays en développement désavantagés ».
Plus intéressant : ne faudrait-il pas cantonner le commerce équitable à des biens de consommation qui ne peuvent pas être produits en France ? Autrement dit « vive la banane équitable ! », mais l’importation par exemple de miel équitable peut quant à elle être questionnée.
Et puis la question fatale, posée par un participant qui pourrait être militant chez Attac : le commerce équitable n’est-il pas finalement au service de l’économie capitaliste ? Le commerce équitable corrige les excès de l’économie de marché dans un sens plus favorable aux producteurs du sud en leur permettant de vivre dignement. Mais c’est déjà pas mal non ?
Nicolas Froissard
Directeur de la rédaction de la revue Interdépendances
Participaient à cette conférence :
• Pascal Cherki, Maire du 14ème arrondissement de Paris
• Jean-Christophe Aguas, Chef de cabinet de Seybah Dagoma, ajointe au Maire de Paris en charge de l'économie sociale et solidaire
• Sandrine Gelot-Rateau, Adjointe au maire de Longjumeau chargée du développement durable
• Caroline Fontaine, Responsable des marchés non-alimentaires de Max Havelaar France
• Frédéric Vuillod, Adjoint au maire du 14ème, en charge de la vie associative et de l'ESS
• Gaëlle Giffard, Chef du projet "Territoires de commerce équitable"
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